Gallimard, 2026
Il y a 150 ans, le 8 juin 1876, disparaissait George Sand : l’occasion de rendre hommage à son talent, à son engagement, à sa personnalité hors du commun. Ainsi l’historien et critique d’art spécialiste du XIXe siècle Stéphane Guégan s’est-il fendu d’un texte au titre éloquent : Les Amours de George. Je ne vous apprendrai rien, celles-ci furent nombreuses et ses amants prestigieux. De sa rencontre avec Sandeau qui accompagna son entrée en littérature à sa tumultueuse liaison avec Chopin en passant par la non moins fiévreuse aventure vénitienne qu’elle partagea avec Musset, sa vie sentimentale est amplement documentée.
Pourquoi s’y intéresser, du reste ? Si ce n’est parce que cette part intime de son existence révèle combien l’écrivaine s’était affranchie des conventions et des fondements d’une société qui, plus qu’à toute autre époque, privait les femmes de toute forme d’indépendance. Mettre ses amours en lumière n’a de sens que si on la met en regard de ce qu’elle défendait jusque dans ses écrits.
Aussi dresser le catalogue – déjà bien connu – de ses soupirants sans évoquer son œuvre ni son geste d’écrivain est-il parfaitement vain et, oserais-je dire, d’une affligeante médiocrité. C’est pourtant bien à un navrant name dropping que se livre Guégan, qui n’omet rien des déboires de Mérimée ou d’un ami avocat qui n’eurent pas l’heur de partager la couche de la célèbre autrice.
Certes, on peut dire que le titre de ce livre tient toutes ses promesses et qu’il n’y a guère tromperie sur la marchandise. Mon erreur aura été de croire que le texte allait dépasser ce tout petit périmètre. Mais vous voici prévenus...

En effet, le titre annonce la couleur et on se doute bien que c'est la facette retenue pour ce qui est à mon sens une fantaisie littéraire. Les "amours" englobent bien plus que les liaisons ou le sexe d'ailleurs. Là où je ne te rejoins pas c'est que son œuvre n'est pas ignorée dans ces pages, bien au contraire... mais j'en reparlerai bientôt dans ma propre chronique.
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SupprimerElle est tout juste effleurée, parce qu’il est impossible de ne pas y faire allusion. Mais il n’y a aucun éclairage critique, juste le petit bout de la lorgnette.
En fait, si tu connais Sand, tu n’apprends rien, et si tu ne la connais pas… bah tu n’apprends rien non plus, di ce n’est peut-être qu’elle sautait sur tout ce qui bougeait ?
Je ne suis pas fan des écrits de George, alors je passe mon tour pour cette lecture.
RépondreSupprimerEffectivement, si en plus tu n'apprécies pas George...
SupprimerIl t'a manqué un petit quelque chose, une originalité qui n'y était pas, si j'ai bien compris...
RépondreSupprimerNon, ce que je lui reproche, c'est de regarder cet auteure au travers de la seule question de sa sexualité.
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