Aslak Nore
Le Bruit du Monde, 2026
Traduit du norvégien par Céline Romand-Monnier
Après un détour par le roman d’espionnage (assez sensible ici), Aslak Nore renoue avec les Falck, dont nous avions pu suivre la trouble histoire dans Le cimetière de la mer puis Les héritiers de l’Arctique. Au terme d’une bataille fratricide, Sverre avait pris la direction de SAGA, la fondation familiale documentant la Seconde Guerre mondiale en Norvège. L’action se concentre désormais sur lui.
Les Falck, l’une des familles les plus riches et les plus puissantes de Norvège, sont « naturellement » au contact des sphères du pouvoir. Aujourd’hui plus que jamais, puisque Sverre s’apprête à épouser Ingeborg Johnsen, sur le point de devenir la plus jeune ministre de la Défense qu’ait jamais connu le pays. Mais à quelques jours de la cérémonie, leur fille au pair ukrainienne est assassinée dans leur luxueuse propriété juste après que celle-ci avait découvert la présence d’armes en provenance de Russie dans les sous-sols de la demeure.
Sverre serait-il un agent secret au service du régime de Poutine ? C’est bien ce que pense Johnny Berg, lui-même agent norvégien appelé à faire partie du cabinet d’Ingeborg… Ainsi les enjeux de pouvoir et de diplomatie vont-ils une fois encore se trouver intimement mêlés à la sphère intime et aux intérêts privés des protagonistes.
Aslak Nore met le point final à son ample cycle romanesque se déroulant dans un contexte géo-politique soigneusement documenté. C’est toujours aussi prenant et passionnant, même si le resserrement sur un seul membre des Falck - et pas le plus sympathique ! - a un peu à mes yeux atténué le souffle de cette formidable saga. Quoi qu’il en soit, si vous ne les avez encore lus, je ne saurais trop vous encourager à lire les deux premiers volumes, désormais disponibles en poche !



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