Rémi David
Gallimard, 2026
De l’eau, il n’y en a plus beaucoup en ces années 2050 qui voient les canicules se succéder sans répit. Mais si cette situation entraîne des conséquences dramatiques sur la population mondiale, et plus encore dans les zones géographiques les plus exposées, cela n’empêche pas une poignée d’individus d’en tirer le meilleur parti. C’est le cas d’Erik Dolomont, un miliardaire ayant bâti sa fortune sur l’exploitation de la crise climatique.
Sa dernière idée en date ? Remorquer un iceberg depuis le pôle Nord jusqu’au Maroc pour permettre aux habitants de ce pays d’être approvisionnés en eau douce. Mais les ambitions affichées sont-elles aussi nobles qu’il le prétend ? Deux avocates en doutent fermement. Remuant ciel et terre, Meryem et la jeune Samira cherchent une faille juridique pour attaquer le magnat en justice au nom de la protection de l’environnement. Si Samira se montre si déterminée, c’est qu’elle est particulièrement bien placée pour connaître l’envers du décor et les véritables intentions qui animent Dolomont...
Bien que situé dans un futur - certes proche -, ce récit ne relève ni du genre dystopique ni même du roman d’anticipation dont il ne présente aucune des caractéristiques. Ce monde est en tout point semblable au nôtre – en particulier à celui que nous connaissons en cette période de chaleurs inédites : y est abordé ou suggéré tout ce qui constitue nos préoccupations et nos questionnements relatifs à l’avenir de notre humanité.
Riche en retournements et en coups de théâtre, ce roman sans esbrouffe nous entraîne dans diverses directions que l’on n’attendait pas et se révèle hautement addictif. A l’heure des congés d’été, un roman en somme idéal à glisser dans sa valise !

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