samedi 1 septembre 2018

Les enfants de Venise


Luca Di Fulvio

Pocket 2018 (Première édition Slatkine & Cie 2017)


Traduit de l’italien par Françoise Brun


La notion de roman d’été ou de livre de plage - appelez-le comme vous voudrez - m’est assez étrangère. Toutefois, si l’on entend par là un récit ample, romanesque, qui invite à l’évasion, alors il me faut bien admettre que Les enfants de Venise remplit parfaitement son office. 

Déjà, l’année dernière, sur les rives de Bali, c’était avec un vif plaisir que j’avais découvert la précédente saga de l’auteur, Le gang des rêves. On retrouve dans ce nouveau volume les ingrédients qui avaient fait le succès du livre : de très jeunes personnages, une histoire d’amour contrariée, un héros vif et attachant, une jeune fille audacieuse... et quelques méchants que l’on ne souhaiterait pas à son pire ennemi de croiser sur son chemin ! 

Cette fois, nous quittons l’Amérique du début du XXe siècle pour l’Italie de la Renaissance - un cadre tout à fait propre à me séduire... Mercurio, un adolescent qui a été abandonné à sa naissance, est contraint de quitter Rome où il a accidentellement tué un homme. Flanqué de ses compagnons - parmi lesquels la belle Benedetta - il gagne Venise à bord d’un navire où il croise pour la première fois le regard de la non moins envoûtante Giuditta qu’il n’aura de cesse de retrouver lorsque les uns et les autres auront investi les artères misérables de la Cité des doges. Mais il lui faudra pour cela aller la chercher jusque dans le Ghetto où, étant de confession juive, elle sera bientôt contrainte de se retirer.
Pour espérer faire triompher leur amour, Mercurio et Giuditta devront affronter bien des vicissitudes et surmonter les nombreux obstacles qui se dresseront devant eux. Mais, tout comme dans les contes que l’on aime à se faire raconter lorsqu’on est enfant, le héros  saura recourir à la ruse et à l’intelligence pour se sortir des situations les plus épineuses...

Peut-être parce que c’était ma seconde rencontre avec Luca Di Fulvio et que j’en attendais l'enchantement que j'avais déjà connu, j’ai mis un peu plus de temps à entrer dans ce récit. Mais le savoir-faire et le talent de l’auteur ont eu raison de ma légère résistance et même si, je le concède, le tout est un peu cousu de fil blanc, j’ai fini par dévorer ce bon gros pavé de près de mille pages, qui a encore une fois fait le bonheur de mes vacances estivales.




16 commentaires:

  1. Toujours pas lu "Le gang des rêves"... Et ce n'est pas l'envie qui me manque.

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    1. Ce sont vraiment de fort plaisantes lectures... De l'art de raconter une histoire :-)

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  2. Celui-ci me tente plus que "le gang des rêves". Je le note pour un prochain pavé de l'été :-)

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    1. J'étais a priori plus tentée par celui-ci, car l'Italie me fait infiniment plus rêver que l'Amérique. Pourtant, c'est bien Le gang des rêves que j'ai préféré...

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  3. il est dans ma PAL et "Le gang des rêves" aussi...
    Peut-être le pavé de l'été prochain pour moi aussi

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    1. Franchement, c'est LA lecture idéale de l'été ;-)

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  4. Le pavé idéal pour l'été, évidemment ! (mais ça marche aussi à Noël et à Pâques... :-) )

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    1. Quand même, je le trouve parfaitement adapté à l'été, quand on paresse sur sa serviette de plage et qu'on a juste envie de bien-être et de dépaysement :-)

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    2. Et qu'est ce que tu fais de l'ambiance plaid devant un bon feu de cheminée avec un super chocolat chaud ?

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    3. Certes, mais les temps de loisir demeurent plus courts et la douceur de vivre n'est pas la même (bien que je ne refuse jamais un bon chocolat chaud à l'ancienne !)... C'est vraiment une lecture plaisir, mais un plaisir régressif, auquel je ne peux consacrer autant de temps le reste de l'année.
      D'ailleurs tu vois, à peine rentrée, je retrouve le rush. Pas eu une seconde pour me pencher sur le billet promis récemment chez toi...

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  5. Je n'y comprends plus rien , n'avais tu pas dit du précedent qu'il t avait écœurée par sa violence machiste et omniprésente ??

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    1. Mais non ! Ce n'était pas moi ! Je crois que c'était Eva et, effectivement, on en avait parlé ensemble et tu m'avais rapporté ses propos. Mais moi, cela ne m'avait pas plus heurtée que ça... Parce qu'on est un peu dans les contes de fées avec Di Fulvio : des enfants, des épreuves à surmonter, des méchants vraiment très méchants et le fameux happy end bien connu :-)

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  6. C'est pour Eva en effet (relayée par d'autres cela dit) que ca avait coincé sérieux , elle voyait pas mal d'ogres et de prédateurs dans le conte de fées je crois ....

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    1. oui je confirme Mior, j'ai trouvé Le Gang des Rêves malsain, notamment sur le plan de la violence sexuelle faite aux personnages féminins de ce roman. Du coup, pas tellement envie de lire Les Enfants de Venise (même si la couverture, photo de WIlly Ronis, est vraiment très belle)

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  7. Donc je garde en tête (pour un autre été) "Le gang des rêves", ton préféré de l'auteur.
    Et félicitations pour ta réussite au challenge :) !

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    1. Merci Brize ! J'imagine que ta besace est pleine de pavés pour l'été prochain... :-)

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